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Communiqué de presse – Accord commercial UE–Australie : une nouvelle concession inacceptable pour le secteur betteravier européen

La Confédération des Betteraviers Belges (CBB) dénonce avec la plus grande fermeté la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie, annoncé le 24 mars 2026. Cet accord, qui ouvre notamment l’importation de 35.000 tonnes de sucre brut à droit nul, ainsi qu’un contingent supplémentaire pour l’éthanol, s’inscrit dans une accumulation alarmante d’accords commerciaux qui fragilisent davantage un secteur déjà en crise.


Avec le récent contingent de 180.000 tonnes accordé au Brésil et celui de 100.000 tonnes accordé à l’Ukraine, l’accord conclu aujourd’hui portera le volume total des importations en franchise de droits à 1,13 million de tonnes (hors accès en franchise de droits et sans contingent pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ainsi que les pays les moins avancés). Alors même que la consommation de sucre de l’UE continue de baisser, cet accès s'élève à près de 1,7 million de tonnes si l’on inclut les quotas à droits réduits.


« Chaque accord commercial supplémentaire, aussi minime soit-il en apparence, aggrave la pression sur nos planteurs et menace la survie même de notre secteur. La Commission européenne fait preuve d’un manque criant de considération pour la durabilité et la rentabilité de la filière betteravière européenne, déjà exsangue après des années de crises successives. » - Hendrik Vandamme, président de la CBB.


Au-delà des volumes, la CBB déplore surtout que la Commission européenne ne respecte pas le caractère sensible du sucre dans le cadre de ses négociations commerciales. Cette approche illustre un manque de considération envers les planteurs de betteraves européens, déjà fragilisés par des crises successives et une dégradation rapide de leur rentabilité.


La CBB insiste sur le fait que l’impact cumulatif des accords commerciaux doit impérativement être pris en compte. L’addition de concessions, même limitées individuellement, met en péril l’équilibre global du secteur.


Dans ce contexte, la CBB appelle les autorités belges à agir. Elle demande aux ministres belges de l’Agriculture de réintervenir auprès des instances européennes afin de revoir cet accord et d’assurer une reconnaissance effective du sucre en tant que produit sensible, avec les protections adéquates.


La CBB continuera à défendre activement les intérêts des planteurs de betteraves belges et européens, face à des décisions commerciales qui compromettent la durabilité du secteur.

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